19 mars 2008

La toxicogénomique adaptée aux exigences du réglement REACH

La toxicogénomique est une méthode largement établie et expliquée dans de nombreuses publications de la littérature scientifique internationale.
En 2005, l'assocation Antidote Europe, fondée par Claude Reiss, montrait les avantages d'une "toxicigénomique à haut débit" mise au point par ses chercheurs.
Face à l'inertie des autorités, Antidote Europe a déposé une plainte auprès du Médiateur européen en janvier 2008.

The Earth Organization France, comme 80 autres associations du domaine de la santé, de l'environnement et de la défense animale, a apporté son soutien moral à Antidote Europe et, le 29 janvier dernier, la plainte a été déposée afin de faire réagir la Commission européenne.

HISTORIQUE
La plainte porte sur le projet europée "PL037712 Carcinogenomics" visant "au développement d'un crible in-vitro de carcinogénicité basé sur la génomique", d'un coût estimé à 10 440 000 euros et d'une durée estimée des travaux de 5 ans.

La plainte démontre que la Commission européenne (CE) n'aurait pas dû lancer ce projet car la méthode qu'il vise à développer est déjà connue et mise en oeuvre dans les milieux scientifiques. Ce fait est connu de la CE, suite notamment aux différents courriers qu'Antidote Europe lui a envoyé (y compris une lettre signée par 140 associations européennes), ainsi qu'à l'entretien intervenu entre des scientifiques d'Antidote Europe et du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (ECVAM), à Ispra, au siège de cet organisme sous tutelle de la CE.
Le lancement du projet PL037712 Carcinogenomics est donc de nature à retarder la mise en oeuvre d'une méthode fiable, rapide, peu coûteuse et déjà disponible.
Claude Reiss, fondateur d'Antidote Europe

Réglement REACH (Registration, Evaluation, Authorisation of Chemical substances)

La plainte démontre les avantages de la "toxicogénomique à haut débit" développée par Antidote Europe et particulièrement adaptée aux exigences du réglement REACH qui en a reconnu la pertinence. De là, ses auteurs demandent au Médiateur qu'il constate l'erreur de la CE qui aurait dû :

- demander à ECVAM de reconnaitre la pertinence de la toxicogénomique en tant que méthode alternative à l'expérimentation animale et la valider en priorité au niveau européen

- imposer l'emploi de la toxicogénomique afin d'effectuer un premier criblage de la cancérogénicité et de la toxicité des substances chimiques

Le principe de précaution, le respect de la santé publique ainsi que la directive 86/609/CEE seraient ainsi respectée contrairement à la situation actuelle.

En effet, plus de 100 000 substances chimiques sont aujourd'hui présentes dans notre environnement et désignées comme les principaux responsables de l'augmentation des cas de cancers, maladies neurologiques, stérilité et malformations foetale, etc., sans qu'il y ait pourtant une évaluation fiable du rôle de chaque substance dans ces pathologies.

REACH vise à évaluer précisement ce rôle et donc à retirer du marché les substances toxiques. Or les tests préconisés, à savoir ceux sur animaux, ne peuvent atteindre cet objectif dès lors qu'il est prouvé qu'aucune espèce animale n'est le modèle biologique de l'homme.

Le directeur d'ECVAM a d'ailleurs critiqué publiquement les tests de toxicologie sur des animaux et l'Académie des Sciences des Etats-Unis estime de son côté que "les systèmes cellulaires humains ont le potentiel pour largement supplanter les tests sur les animaux".

Lien d'Antidote Europe : www.antidote-europe.org

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